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Un Récit Pour
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L’Œuvre Interdite — Madame H

I Chapitre Premier

Le Poids des Illusions

pages 5 — 14

’ouvre les yeux sur le plafond, figée. Une goutte de sueur glisse le long de ma tempe, froide et intrusive, comme le sont ses mots.

— Pourquoi tu ne veux pas essayer, Dana ? Tu sais que ça me rend fou de t’imaginer avec un autre homme. Juste une fois. Pour moi.

Ses doigts effleurent mon bras, mais je ne ressens plus rien. Pas de frisson. Pas de chaleur. Rien qu’un vide abyssal. Je me redresse brusquement, le repoussant.

— Et moi, Théo ? Moi ? Tu crois que c’est ça, l’amour ? Offrir ma dignité en échange d’un fantasme ?

Il s’adosse au lit, un sourire narquois étirant ses lèvres. Ce sourire que j’ai tant aimé, et que je déteste aujourd’hui.

— Tu sais que c’est pour nous deux, n’est-ce pas ? Tu verras, tu prendras du plaisir.

Il joue avec ma corde raide, celle qui me tient suspendue entre l’amour et l’humiliation. Combien de fois m’a-t-il déjà brisée avec ses idées sordides ? Mon cœur se serre, mais je ne pleurerai pas. Pas devant lui. Si c’est ça, aimer, alors je préfère mourir seule.

Je m’appelle Dana. Longs cheveux noirs aux reflets rouges, corps qui attire les regards, que je le veuille ou non. Des yeux verts qui transpercent. Une sensualité naturelle, dit-on. Mais ce que les autres ne voient pas, c’est l’effondrement intérieur. Ce masque forgé à force de devoir sourire pendant que tout s’écroulait.

J’ai été éduquée dans le strict respect des règles et ai dû assumer des responsabilités dès mon plus jeune âge. Lorsqu’une mère a de longues absences, la fille, généralement l’aînée, se trouve souvent investie du rôle laissé vacant par la maladie de la mère. À l’âge de treize ans, j’ai ainsi hérité du rôle d’assistante chef de famille.

Puis Théo est entré dans ma vie. J’avais dix-neuf ans, pleine de fêlures et de naïveté. Il m’a semblé parfait. Un homme cultivé, intelligent, attentif. Il m’aidait à me construire. Me poussait à croire en moi. Un mentor, un compagnon, un amour sincère. C’est ce que je croyais. Je me trompais.

Il était un paradoxe vivant, fascinant. De taille moyenne, mince, noiraud, son regard brun profond cachait un complexe secret : son sexe était petit, presque juvénile, c’est vrai. Mais ce n’était pas cela qui comptait. Ce qui m’a brisée, ce n’est pas ce qu’il n’avait pas entre les jambes, mais ce qu’il projetait dans mes draps.

Il oscillait entre douceur désarmante et obsession du contrôle. Il pouvait être un rêveur invétéré, drôle, subtil, presque lumineux… puis, en un instant, devenir cet homme distant, manipulateur, capable de tordre la réalité pour servir ses fantasmes.

Cependant, Théo nourrissait un fantasme : le triolisme. Une relation à trois, un homme qui serait bien membré, qui s’installerait discrètement dans notre vie. Il divaguait, me décrivant le plaisir que je prendrais.

Rien que le mot m’écœure. Il a commencé à en parler comme d’un jeu, un fantasme sans conséquences. Et il revenait sans cesse, obsédé. J’ai résisté. J’ai pleuré. Supplié. En vain. Il me disait : « juste une fois ». Puis une autre. Et encore.

Pourtant, je suis là, dans cette chambre, avec cet homme que Théo a « choisi » pour moi. Il nous observe, nous filme parfois, un sourire aux lèvres. Mon corps est présent, mais mon esprit est ailleurs.

I
Mon deuxième accouchement fut une véritable boucherie. L’épisiotomie ? Oubliée ou inexistante. Recousue à la va-vite, sans un mot.

Les années ont passé. Après notre mariage, j’ai cru que tout s’arrangerait. Nous avons eu deux enfants, deux garçons, et j’ai espéré que le temps nous offrirait la paix. Mais rien n’avait changé chez Théo. Ses fantasmes sordides restaient inaltérés.

Concernant les fameuses recommandations post-accouchement, les exercices de Kegel, la rééducation du périnée, la reprise de la sexualité — je les ai découvertes sur Google, quinze ans après avoir mis mes enfants au monde. Aucune sage-femme, aucun médecin ne m’avait parlé de tout cela. Comme si mon corps, une fois qu’il avait servi, n’existait plus.

Alors j’ai avancé. Seule. Avec mes douleurs, mes frustrations, mes silences, mes masturbations sans écho. Plus de désir, plus de sensation. Chaque rapport était une épreuve. Faire l’amour ? Un devoir. Un simulacre. Jamais une communion.

II
Quant au clitoris, rassurez-vous : je le connais bien. Lui et moi avons eu de longues conversations, pendant que mon mari jouait au salon ou ronflait.

Je ne témoigne pas que pour moi. C’est un hommage. À toutes ces femmes qu’on a laissé s’ouvrir en deux. Recousues à la va-vite. Puis renvoyées chez elles, comme si de rien n’était. Abandonnées par la médecine.

Je n’écris pas un manuel. J’écris une vengeance. Une vérité.

On ne peut pas changer le passé. Alors j’ai tenté de sauver ce qu’il restait du présent. Comme Théo s’était mis à fantasmer sur les femmes fortes, j’en ai profité pour lui en trouver une et être ainsi dispensée du sacro-saint devoir conjugal.

J’avais une très bonne amie, Julia. Cheveux longs blonds châtains, yeux bleus, malicieuse, intuitive, charmante. Une amie de confiance. Le sexe ne m’attirant décidément plus, je décidai d’offrir à Théo une maîtresse avec qui il pourrait s’amuser en toute complicité. Mon époux était dans de bonnes mains, oui — car sa maîtresse était ma meilleure amie.

Depuis ma promotion, nous vivions dans un appartement de luxe. Je gagnais très bien ma vie. Dégustant un verre de Grand Cru devant ma cheminée, je pensais que si je ne connaissais pas le ravissement de l’extase sexuelle et de l’amour, le reste en revanche était presque parfait. Mais alors, quel était ce sentiment de doute et d’angoisse qui persistait ? Ce vide intersidéral, ce néant dans mon cœur ?

Chaque nuit, je me demandais à quel moment j’ai cessé d’exister pour devenir une ombre dans ma propre vie. Peut-être que cela s’est fait en silence, à force de compromis. Peut-être que je me suis perdue le jour où j’ai cessé de croire que j’avais droit à autre chose.

Théo savait se rendre irrésistible. Parfois, il riait si fort qu’il en pleurait, ou m’écrivait des mots tendres sur le miroir embué de la salle de bains. Et puis, sans prévenir, il devenait ce marionnettiste froid, calculateur. Le contraste me déstabilisait. C’est aussi ce contraste qui m’a tenue si longtemps.

Mais je n’en pouvais plus de voir mon homme tenter de dissimuler ses troubles lorsqu’il apercevait ma petite sœur Alyssia. Elle est ma cadette de huit ans, une beauté naturelle et méditerranéenne, enthousiaste et sexy.

Un soir d’été, alors qu’elle avait quinze ans, Théo lui proposa d’avoir des relations sexuelles régulières avec lui pendant que je serais au travail. Le lendemain, elle m’informa de ce qui s’était passé.

La colère m’a submergée, violente, brûlante. J’ai hurlé sur Théo. Il a supplié, juré que ce n’était qu’une erreur, un moment de faiblesse, qu’il ne recommencerait jamais. Et moi, naïve, aveuglée par l’amour et les années, j’ai cru à ses promesses.

Je suis fatiguée. Fatiguée de lui. Fatiguée de cette vie. Pourquoi ai-je sacrifié tant de choses pour lui, pour nous, alors qu’il n’a jamais été vraiment là, à mes côtés ? Le désir s’était éteint depuis longtemps. Mais Théo, insatiable, exigeait encore. Je l’avais aimé, mais cet amour était devenu un mensonge.

Et ce soir-là, pour la première fois, une pensée nouvelle s’insinua dans mon esprit :

Et si je méritais mieux ?

II Chapitre Deuxième

Sam Entre dans ma Vie

pages 15 — 23

a sœur venait de rompre avec son compagnon. Elle s’installa chez nous pour quelques mois. Sa présence me faisait du bien. On parlait beaucoup. Elle me répétait, inlassablement, qu’elle n’était pas attirée par Théo, qu’elle l’aurait dit si ça avait été le cas.

Théo avait repris le travail. Une bouffée d’air, enfin. Ce soir-là, je suis restée seule à la maison avec Alyssia. Julia, ma confidente de toujours, est passée me voir. Elle connaissait tout, jusque dans les détails. Mon désespoir. Mes silences. Les nuits sans sommeil.

Ce soir-là, Alyssia a décidé qu’il était temps de parler.

— Tu vas finir par sombrer, Dana. Si tu veux changer de direction, il faut changer de train.

Je levai les yeux de ma tasse de thé, mais je ne répondis rien.

— Tu sais qu’il ne changera jamais, n’est-ce pas ?

— Il m’aime… on a deux enfants… je ne peux pas tout détruire…

Elle posa sa tasse avec un bruit sec, presque théâtral.

— Il t’aime ? Aimer, c’est ça ? C’est te donner à un autre homme ? Te regarder te détruire pendant qu’il reste là, à profiter du spectacle ? Ce soir, tu viens avec nous. On sort. Ce n’est pas une proposition, c’est une urgence.

4 décembre 2004 — Samedi soir

C’était un samedi soir glacial, mais le club que nous rejoignîmes semblait ignorer le froid. À l’intérieur, la musique battait comme un second cœur, les stroboscopes zébraient la pénombre de lumières électriques, et l’air était saturé de parfums, de sueur, de fumée. Tout vibrait, comme si la nuit avait décidé de ne pas dormir.

Un instant, j’ai cru apercevoir un homme séduisant au bar. J’ai esquissé un pas vers lui, intriguée. Mais soudain, un inconnu s’est planté devant moi, masquant ma vue. Jeune, typé oriental, il m’a saisie par le bras avec une détermination déroutante. Son regard, sérieux, presque grave, m’a clouée sur place.

— Il faut que je te parle, m’a-t-il dit. C’est important.

J’ai cru à une mauvaise blague. Il avait l’air un peu éméché, trop jeune pour moi, trop sûr de lui. Je l’ai éconduit. Mais il n’a pas lâché. Pour m’en débarrasser, j’ai tenté une ruse : « Reviens me voir dans une heure et demie, on verra. »

Je pensais qu’il oublierait. Une heure et demie plus tard, il était là. À la minute près. Insistant. Brûlant.

Je me suis éloignée de la piste avec lui et l’ai écouté.

— Tu es si belle. Dès que je t’ai vue, j’ai kiffé. J’adore les formes de ton corps, tu es trop belle. Excuse-moi de t’avoir abordée comme ça. Je ne pouvais pas partir sans te dire ce que je ressens.

— T’as quel âge ?

— Vingt ans. Je m’appelle Sam. Et toi ?

— Dana. Trente-deux. Je suis mariée. Et j’ai deux enfants.

Il n’a pas cillé.

— Je m’en fous. Je veux juste être avec toi. Une heure, une nuit, une vie. C’est toi.

J’ai soupiré. Il était jeune, oui. Mais pas perdu. C’était moi qui commençais à l’être.

Il m’a attrapée doucement par le poignet, sans brusquerie.

— Tu veux vérifier ce que je ressens, là, maintenant ? Tu veux voir à quel point tu me rends fou ?

Il a baissé les yeux vers son propre pantalon. J’ai suivi son regard. Et là… impossible d’ignorer ce que je voyais. Sous le tissu, une forme tendue, évidente. Indécente.

— C’est pas possible… soufflai-je.

— Si... Tu vois ce que tu me fais ?

Mon premier réflexe aurait dû être de partir. Au lieu de ça, j’ai ri. Et époustouflée, je lui dis :

— T’as planqué un truc dans ton pantalon ou quoi ? Un concombre ou une canette ?

Il n’a pas bougé. Il m’observait. Son regard intense n’a pas besoin de mots. Je sens qu’il me supplie de venir à lui. Chaque nuance de ses yeux raconte une histoire de désir inassouvi, de passions prêtes à être libérées.

J’ai approché la main. Juste pour en avoir le cœur net. Sous mes doigts… ce n’était ni une canette, ni une blague. C’était chaud, vivant.

III
Mon Dieu… elle est énorme. Comment va-t-il réussir à me pénétrer ? Pourquoi existe-t-il de telles disparités entre les hommes ?

Un électrochoc m’a traversé. L’alcool. L’ambiance. Son audace. Et cette chose contre ma paume, lourde, insolente, réelle. Il n’a pas bronché. Il m’a laissée faire. Il avait l’air vulnérable. Et puissant à la fois.

Lorsque j’ai senti une goutte de transpiration descendre le long de mon dos, je l’ai pris par la main et je l’ai guidé vers les toilettes. Je pensais que de toute façon je ne le reverrais plus. On a traversé la foule comme deux amants en fuite. Je n’entendais plus la musique. Je n’entendais plus que mon souffle.

On s’est engouffrés dans une cabine des toilettes femmes. À peine refermée, je me suis agenouillée devant lui, comme poussée par une force qui ne m’appartenait plus. Il a baissé son pantalon, lentement, sans rien dire. Et je l’ai vu.

Mon souffle s’est arrêté. Ce pénis, dressé devant moi, n’avait rien d’ordinaire. Chaque veine qui le traversait imposait le respect. Une sculpture d’arrogance. De désir brut.

J’avais la gorge serrée. Par l’envie. Par la peur aussi. Je l’ai pris dans ma bouche, lentement, goulûment. Comme si je voulais l’engloutir, le comprendre, le ressentir jusqu’au fond de moi. Il a gémi, faiblement, une plainte retenue.

Puis il m’a relevée, m’a plaquée contre le mur avec une douceur animale. Cambrée, frémissante, j’offrais mes courbes. Il est entré en moi avec une lenteur brûlante. Mon corps s’est plié sous la pression. Et là, quelque chose s’est brisé. Ou réveillé. Ou les deux.

IV
Cette queue en moi réveillait une sève dont je me croyais dépourvue. Durant toutes ces années, jamais je n’avais ressenti ne serait-ce qu’un éclat de ça.

Mon Dieu, que c’était bon. Un plaisir brutal, inégalé. Je découvrais à quel point le corps humain peut nous combler de manière aussi exquise et intense.

J’ai soudainement pris conscience d’une vérité troublante : j’avais vécu comme une spectatrice de ma propre vie. J’étais morte à l’intérieur. J’avais traversé les mois et les années sans ressentir, sans vivre pleinement. Piégée dans une routine anesthésiante.

Mais ce soir, un changement radical s’était produit. Un éveil profond avait eu lieu en moi, comme si une nouvelle vie avait émergé de l’ombre.

Toc, toc, toc. Un bruit fracassant à la porte.

— Ouvrez cette porte ! hurla l’agent. Ouvrez ou je défonce tout !

— Merde c’est la sécu. Sam, arrête, habille-toi. Vite.

Les clés tournèrent dans la serrure juste au moment où je rajustais mes vêtements. La porte s’ouvrit brusquement. Il nous attrapa fermement, fulminant. Il nous sermonna puis nous expulsa sans ménagement, la honte collée à nos talons.

— Dana ! Enfin on te retrouve ! Ma sœur et Julia venaient vers moi. Ça fait une heure qu’on te cherche. Merci mon Dieu, nous commencions à penser au pire. Où étais-tu ?

Je leur ai expliqué ce qui s’était passé. Et telle était ma réputation, qu’elles ne m’ont pas crue. J’étais surprise de ce que j’avais fait, mais surtout soulagée de découvrir que tout n’était pas mort chez moi.

Dehors, Sam m’attendait. Il me glissa son numéro, me dit de l’appeler le lendemain à vingt-deux heures, une fois rentré à la caserne. Un soldat. Moi qui fantasmais sur les uniformes. Il repartait pour cinq mois. Mais il avait pris le temps de me choisir. Moi, pas ma sœur.

Le chemin du retour s’est fait via les nuages. Je n’arrivais pas à penser à autre chose. Ni à Théo. Ni à la culpabilité. Juste à lui. Sam.

Et surtout, il m’avait vue, moi. J’étais celle qu’il voulait. J’étais le fantasme. Enfin. Et pour la première fois, ce n’était pas mon mari qui brillait pour une autre. C’était moi qui brillais pour quelqu’un.

Et si je pouvais encore désirer ? Et si je pouvais encore… vivre ?

III Chapitre Troisième

À l’Aube d’une Passion Défendue

pages 24 — 25

n rentrant, je trouvai Théo assis dans le salon, un joint à la main. La lumière basse projetait des ombres sur son visage. Il avait l’air soulagé, mais inquiet.

— Alors, tu as rencontré quelqu’un ? demanda-t-il d’une voix étrangement calme.

J’ôtai mon manteau sans croiser son regard, et répondis doucement :

— Oui… enfin, peut-être.

Un éclat passa dans ses yeux. De l’espoir ? De la jalousie ? De l’excitation ? Je ne savais plus distinguer.

— Raconte.

Je sentais son attente comme un piège. Il voulait que je parle. Que je dise tout. Que je lui livre l’intimité de mon corps.

Ma sœur, en entendant nos conversations, restait interloquée. Jamais son compagnon ne lui aurait proposé une telle chose. Chez nous, au contraire, Théo militait pour le triolisme. Officiellement pour mon plaisir. Mais plus le temps passait, plus j’en doutais.

Et pourtant, il ne semblait pas ravi. Avais-je été trop enthousiaste en lui racontant ma rencontre avec Sam ?

— Il faut que tu lui parles du plan à trois, dit-il soudain.

Je me figeai. Il ne plaisantait pas.

— Théo… je doute qu’un mec comme lui accepte. C’est pas vraiment dans sa culture, tu vois ?

— Justement, essaye. Par respect pour moi.

Il appuyait doucement, mais c’était une pression quand même. Le soir même, j’appelai Sam. Mal à l’aise. Il refusa, très clairement. Ce n’était pas son délire. J’aurais dû être soulagée. Mais je savais que ça compliquerait les choses.

— C’est vraiment dommage, lança Théo. Tu en parles comme d’un amant parfait…

Je me raidis et détournai les yeux, mal à l’aise.

— Tu es mal à l’aise ? fit-il doucement. Alors, c’est que c’était encore mieux que prévu ?

Je relevai les yeux vers lui, cherchant à comprendre ce qu’il espérait réellement. Une part de moi voulait qu’il soit jaloux. Qu’il réagisse. Qu’il se batte pour moi. Mais tout ce que je vis dans son regard, c’était une curiosité froide. Presque clinique.

— Je suis content que tu puisses enfin jouir. Tu comprends maintenant pourquoi je voulais un homme bien monté pour toi ?

— Bon… continue avec lui. Essaye encore. Mais convaincs-le. Ou filme. Juste une fois.

Je déglutis.

— Et s’il refuse ?

— Alors, on cherchera quelqu’un d’autre.

Je me levai sans un mot. Je n’en voulais pas d’un autre.

V
Je ne voulais plus être une femme qu’on offre. Je voulais être une femme qu’on choisit.
Maintenant Ce qui se forme ailleurs
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